Bien Etre

Les retraités les plus heureux ne passent pas leur temps à se reposer : ils ont ces 3 choses en commun, selon les psychologues

0

L’image d’Épinal de la retraite fait rêver : grasses matinées, voyages, temps infini pour les petits-enfants.

Dans la réalité, nombre de nouveaux retraités racontent une tout autre expérience, faite de solitude, d’ennui et parfois du sentiment de ne plus servir à rien. Le fameux “âge d’or” ressemble alors davantage à une page blanche un peu angoissante qu’à une longue fête.

Des psychologues américains, dont Steven M. Sultanoff, Robyn McKay et Barbara Kerr, se sont penchés sur ce qui distingue les retraités les plus heureux. Ceux qui s’épanouissent vraiment partagent plusieurs points communs bien précis. Ces traits ne tiennent pas qu’à la chance, mais à des choix concrets du quotidien.

Un nouvel équilibre à inventer

Quitter le travail, c’est perdre d’un coup un rythme, une identité professionnelle, des collègues et un sentiment d’utilité. Les psychologues parlent parfois de “choc de la retraite”, avec à la clé troubles du sommeil, anxiété et impression de ne plus trop savoir où se placer. On a l’impression d’être enfin libre… mais libre pour faire quoi exactement ?

Les études citées par Karen Turner et Wes Moss pour Parade montrent que les retraités qui se disent heureux ont, en moyenne, 3,6 activités-passion régulières, contre 1,9 chez les moins satisfaits. Ils partent aussi plus souvent, environ 2,4 fois par an contre 1,4, et ceux qui vivent près d’au moins la moitié de leurs enfants seraient cinq fois plus susceptibles de se dire heureux. On pourrait croire que tout se joue sur l’argent ; en réalité, quand on regarde ces travaux, on voit bien que ce sont surtout l’usage du temps, les liens et le sens donné aux journées qui font la différence.

L’importance des passions fortes

Pour le psychologue Steven M. Sultanoff, le premier marqueur d’une retraite épanouie tient aux passions. “Ceux qui sont le plus heureux à la retraite suivent leurs passions, dit-il. Il s’agit de suivre et de s’investir dans sa passion, puis, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, voire instant après instant, de faire des choix sur ce que l’on veut.” Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas seulement de rester occupé, mais de construire des journées alignées avec ce qui fait vraiment vibrer. “Se libérer des exigences (règles) que l’on s’impose est essentiel pour trouver le bonheur à la retraite et représente souvent l’un des aspects les plus difficiles de cette transition”, poursuit-il. Concrètement, cela peut aller d’un atelier d’aquarelle à un rôle actif dans une association locale, en passant par la randonnée, le jardin ou la musique.

Autre point commun mis en avant par la psychologue Robyn McKay : ces retraités ont beaucoup travaillé leur santé mentale. “Ils ont résolu et pardonné une grande partie de leurs conflits intérieurs – la culpabilité, la honte, les difficultés relationnelles rencontrées plus tôt dans leur vie”, dit-elle. Elle décrit des personnes qui ont souvent déjà fait la paix avec leur histoire, grâce à la thérapie parfois, mais aussi via la méditation, la prière, la lecture ou l’écriture, tout en entretenant une vie extérieure riche.

Une créativité choisie, sans obligation

La troisième constante surprend parfois : la créativité. La psychologue Barbara Kerr, dans son ouvrage The Psychology of Liberty: Reclaiming Everyday Freedom, a observé que les retraités qui se déclaraient les plus heureux étaient aussi ceux qui consacraient du temps à des activités créatives, comme le jardinage ou l’écriture de poésie. Robyn McKay précise qu’un élément clé réside dans le fait de pratiquer ces activités par envie, et non par contrainte ou pour gagner de l’argent. Dessiner, écrire ses souvenirs, chanter dans une chorale de quartier ou tenir un potager créatif stimulent le cerveau, renforcent l’estime de soi et donnent l’impression de continuer à progresser.

Pour Steven M. Sultanoff, il n’existe pourtant aucun modèle unique à suivre. “Il n’y a pas de recette miracle. Il n’existe pas d’activités universelles qui mènent au bonheur, explique Sultanoff. Chacun doit trouver les activités qui correspondent à sa passion.”

 

 

ChMaille

Les adultes qui préfèrent garder leurs distances avec leur famille ont souvent vécu ces 8 situations dans leur enfance

Previous article

Joyce McDougall : THÉÂTRES DU JE

Next article

You may also like

Comments

Comments are closed.

More in Bien Etre