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Les personnes qui cherchent à vous faire culpabiliser adoptent souvent ce comportement toxique, selon une psychologue

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Non, le monde n’est pas toujours tout beau tout rose comme on pourrait l’espérer. Certaines personnes cherchent à jouer subtilement avec nos émotions dans un seul but : obtenir ce qu’elles veulent. C’est ce que l’on appelle plus communément la manipulation. Parmi les signes qu’une personne tente de nous contrôler : la culpabilisation. Comme le rapporte le Larousse, la culpabilité se traduit par “un sentiment d’une personne qui se sent coupable d’une infraction, d’une règle transgressée”. Il existe deux formes de culpabilité : la version saine, qui s’impose comme une alerte qui pousse à s’excuser ou à corriger une erreur, et la version toxique. Cette dernière se traduit par un poids mental injustifié qui ternit l’estime de soi. C’est justement cette version-là que certaines personnes cherchent à employer.

La culpabilité saine vs la culpabilité toxique

L’un des signes majeurs d’une volonté de culpabilisation est le désir profond d’obtenir quelque chose en retour. Comme le rapporte une étude publiée en 2013, la culpabilité est perçue comme une émotion consciente, sociale et morale, qui favorise les comportements prosociaux. Ces recherches révèlent justement que la culpabilité peut être délibérée afin de contrôler les comportements d’autrui.

D’après d’autres recherches, la culpabilité augmente considérablement le sentiment de compliance. Pour rappel, cette notion se traduit par le fait qu’une personne s’adapte et accepte une demande.

Quand la culpabilité devient un outil de manipulation

Pour parvenir à leurs fins, les personnes qui cherchent à favoriser la culpabilisation vont jouer avec vos émotions. Cela se manifeste notamment par des formulations toutes faites : “Après tout ce que j’ai fait pour toi” ou encore “Tu tiens vraiment à moi, tu ne ferais pas ça”. Avec ces phrases, la personne joue avec votre sentiment de culpabilité et notamment vos émotions. Loin de nous aider à reconnaître une potentielle faute, cette technique nous pousse plutôt à nous plier aux attentes de l’interlocuteur et également à nous remettre en question. Si ce comportement est répétitif, il peut créer une baisse de la confiance en soi et de l’estime de soi. Sur le long terme, il peut littéralement perturber l’équilibre psychologique de la victime.

Selon le psychanalyste Christian Richomme, la culpabilité est un levier fréquent de la manipulation : “Lorsqu’un problème apparaît dans la relation, la responsabilité est progressivement déplacée sur l’autre. La personne finit par croire qu’elle est trop exigeante, trop sensible ou responsable des tensions.” Résultat ? “Cette culpabilisation crée une forme d’emprise silencieuse : pour éviter les conflits ou les reproches, la personne modifie ses comportements, ses réactions et parfois même sa personnalité.”

Comment repérer ce comportement ?

Forcément, ce type de comportement est parfois difficile à repérer. Et pour cause : “Ces mécanismes sont souvent invisibles au départ. Ils s’installent lentement et alternent avec des moments positifs qui entretiennent l’espoir”, rappelle l’expert. Il ajoute : “La manipulation ne détruit pas immédiatement. Elle fragilise progressivement, jusqu’à ce que la personne ne sache plus vraiment ce qu’elle ressent, ni ce qu’elle mérite”, souligne Christian Richomme.

Pour s’en sortir, il est avant tout primordial d’écouter ses propres ressentis et de sortir de la confusion. Ressentir de la culpabilité fait partie de ces émotions naturelles qui nous incombent. Toutefois, lorsque cette dernière devient un outil pour contrôler nos choix et nos décisions, elle s’inscrit dans une forme de manipulation. Il est important de pouvoir reconnaître les signaux de différence pour s’en prémunir.

 

 

ChMaille

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