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Anne, 36 ans : “Entre le stress et la fatigue, je n’ai plus aucun désir pour mon partenaire”

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À 36 ans, Anne traverse une période où sa vie sexuelle semble avoir perdu toute sa place dans son quotidien.

“Entre le stress et la fatigue, je n’ai plus aucun désir pour mon partenaire“, confie-t-elle. Une situation qui peut devenir difficile à comprendre, notamment lorsque les sentiments amoureux sont toujours présents. Car dans l’imaginaire collectif, aimer quelqu’un devrait naturellement s’accompagner d’une envie de lui faire l’amour.

Pourtant, après une journée chargée, entre les obligations professionnelles, les tâches domestiques et les préoccupations du quotidien, le désir n’est pas toujours au rendez-vous. Il arrive même que le simple fait de s’installer dans son lit donne davantage envie de dormir que de partager un moment d’intimité. Et lorsque cette situation se répète, elle peut susciter des interrogations.

Est-ce normal de ne plus avoir envie de son partenaire ? Faut-il s’inquiéter pour son couple ? Selon les résultats du Body+Soul Sex Census 2026, le stress et le manque d’énergie figurent parmi les principaux obstacles à la sexualité des millennials. Mais pourquoi notre quotidien peut-il avoir autant d’influence sur notre désir ?

Pourquoi le stress et la fatigue peuvent-ils faire disparaître le désir ?

Le désir sexuel ne dépend pas uniquement de l’attirance que l’on éprouve pour son partenaire. Il est également influencé par notre état physique et psychologique. Lorsqu’on traverse une période particulièrement stressante, notre attention se concentre davantage sur les problèmes à résoudre que sur les sensations agréables. Les dossiers à terminer, les factures à payer ou les responsabilités familiales peuvent continuer à occuper nos pensées, même une fois la journée terminée. Dans ces conditions, il devient parfois difficile de se rendre disponible pour un moment d’intimité. Ce phénomène apparaît dans le Body+Soul Sex Census 2026. Parmi les millennials interrogés, 26 % citent le stress comme un obstacle à leur vie sexuelle, 26 % évoquent le travail et 27 % le manque d’énergie.

À ces difficultés s’ajoute parfois la charge liée à la vie familiale. Selon la même enquête, 22 % des millennials considèrent les responsabilités parentales comme un frein à leur sexualité. Entre les nuits écourtées, l’organisation du quotidien et le manque de temps pour soi, l’intimité peut progressivement passer au second plan. Pourtant, cette diminution du désir ne signifie pas nécessairement que les sentiments ont disparu. On peut aimer son partenaire, apprécier sa présence et avoir envie de partager des moments avec lui, sans ressentir systématiquement de désir sexuel. Le problème apparaît surtout lorsque cette différence entre les sentiments et l’envie de faire l’amour devient une source de culpabilité ou d’incompréhension au sein du couple.

Retrouver du désir ne signifie pas forcément faire l’amour plus souvent

Face à une baisse de libido, la première réaction consiste parfois à vouloir retrouver rapidement une sexualité plus régulière. Pourtant, se fixer un objectif de fréquence peut ajouter une pression supplémentaire à un quotidien déjà chargé. Il peut être plus intéressant de chercher à comprendre ce qui empêche le désir de trouver sa place. Est-ce un manque de sommeil ? Une période difficile au travail ? Une accumulation de responsabilités ? Ou simplement l’impression de ne jamais avoir un moment pour soi ? Ces questions permettent de regarder au-delà de la sexualité et d’identifier les éléments du quotidien qui mériteraient d’être rééquilibrés. Parfois, retrouver davantage de repos ou alléger certaines obligations peut déjà permettre de se sentir plus disponible pour son partenaire.

Il est également important de pouvoir parler de cette situation sans transformer la sexualité en obligation. Expliquer que l’on traverse une période de fatigue permet d’éviter que l’autre interprète systématiquement le manque de désir comme un rejet personnel. Les gestes tendres, les câlins, les moments passés ensemble ou les conversations sans distraction peuvent aussi entretenir l’intimité, sans nécessairement déboucher sur un rapport sexuel. D’ailleurs, l’enquête australienne rappelle que les motivations sexuelles ne se limitent pas au plaisir physique. Si 46 % des répondants évoquent cette raison, 43 % citent également l’amour et la connexion. Le désir peut donc prendre différentes formes et évoluer selon les périodes de la vie. Et lorsque la baisse de libido persiste, provoque une souffrance ou s’accompagne d’autres symptômes, consulter un professionnel de santé peut aider à identifier d’éventuelles causes médicales ou psychologiques. Car parfois, la question n’est pas tant de savoir comment retrouver l’envie de faire l’amour, mais comment retrouver suffisamment d’espace dans sa vie pour avoir envie de quoi que ce soit.

 

 

ChMaille

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