Général

Ils ont grandi avec un parent atteint du syndrome de Diogène : des années plus tard, ils portent encore ces 3 blessures invisibles

0

Dans l’imaginaire collectif, le syndrome de Diogène véhicule tout un ensemble de clichés.

Mais à quoi ressemble réellement le quotidien de ceux qui en souffrent et de leur entourage ? C’était tout le sujet de l’émission de Ça commence aujourd’hui du 14 septembre.

En plateau, Maël, Julien et Olivier ont raconté leur quotidien auprès d’un parent atteint du syndrome de Diogène. Le syndrome de diogène est un trouble du comportement qui conduit à une vie négligée et souvent insalubre, caractérisée par une accumulation compulsive d’objets ou syllogomanie.

Parentification, secret, estime de soi : le quotidien avec le syndrome de Diogène

« Les enfants devenus adultes qui ont grandi dans des foyers encombrés expriment systématiquement le sentiment d’être relégués au second plan et de passer après les “objets” », commente Elaine Birchall, spécialiste des comportements d’accumulation compulsive, pour Psychology Today. Ce sentiment durant l’enfance peut non seulement altérer la relation avec le parent qui en souffre, mais aussi affecter l’estime de soi.

« Beaucoup ont l’impression d’avoir perdu leur enfance en devant assumer des responsabilités inadaptées à leur âge, liées aux choix de leurs parents », ajoute-t-elle. Parce que ces enfants peuvent se sentir marginalisés et voir la différence entre leur quotidien et celui des autres, ils endossent la responsabilité de préserver le foyer, de contenir les crises potentielles et de « garder le secret », explique la spécialiste.

En 2023, une étude publiée dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health avait montré que la parentification, soit le fait d’endosser le rôle du parent de son parent, pouvait mener à plusieurs comportements à l’âge adulte tels que :

  • une culpabilité excessive ;
  • des difficultés à poser des limites ;
  • un besoin de sauver les autres ;
  • des relations affectives déséquilibrées.

Une construction en opposition au parent

Outre les retombées psychologiques de cette enfance confrontée au syndrome de Diogène, certains comportements à l’âge adulte peuvent être des conséquences très concrètes du trouble. Dans Ça commence aujourd’hui, Olivier, dont le père souffrait du syndrome, raconte comment le trouble de son père façonne ses choix. « Typiquement, là, j’ai déménagé et c’est un moment un peu clé dans la vie. Où on fait le tri, raconte-t-il. Et du coup, j’ai pris une valise, une guitare et c’était tout. »

Un constat que dresse également son frère Julien, présent à ses côtés. « Je suis très minimaliste. Pendant longtemps, j’ai vécu dans un 22 mètres carrés, explique-t-il. J’aime beaucoup l’idée de sélectionner chaque chose que j’ai et d’être sûr que j’en ai besoin et qu’elle est utile. Il faut qu’elle soit fonctionnelle et nécessaire. »

J’ai une boîte à souvenirs, mais c’est juste une boîte. Je n’ai pas une bibliothèque entière.

En dehors du rapport aux objets, Olivier a également insisté sur le rapport au corps. Dans le syndrome de Diogène, l’hygiène de vie, qu’il s’agisse de l’alimentation ou du soin du corps, peut être particulièrement affectée. « Chez notre père, c’était vraiment problématique. Il ne se douchait plus, confie-t-il. Et moi, j’ai vraiment un rapport au corps où je fais attention à moi, je fais du sport, je me nourris sainement. »

 

 

ChMaille

DIRE. Épisode 6/6

Previous article

Après 60 ans, certaines choses ne passent tout simplement plus en amour : ces 3 comportements deviennent rédhibitoires

Next article

You may also like

Comments

Comments are closed.

More in Général