Bien Etre

Vous pensez être un bon ami, mais cette phrase pourtant bien intentionnée donne l’impression inverse

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Bien qu’il y ait de nombreuses façons d’être un « bon ami », il peut exister des domaines de l’amitié dans lesquelles nous présentons quelques lacunes.

C’est notamment le cas lorsqu’il est question de consoler un ami qui traverse une épreuve. Nous ne sommes pas tous dotés des mêmes capacités pour écouter, réconforter, conseiller ou accompagner notre entourage. C’est d’ailleurs pour cette raison que vous ne vous tourneriez pas vers n’importe lequel de vos amis quand vous souhaitez vous confier sur un problème.

Mais une chose est sûre, la phrase « Dis-moi si tu as besoin de quoi que ce soit » n’est pas la marque d’affection que vous imaginez.

Le service minimum de l’amitié

Quand un ami ne va pas bien, qu’il rencontre des difficultés au travail, dans sa vie amoureuse ou familiale, il n’est pas toujours facile de savoir comment y répondre. Entre la peur d’être trop curieux, trop invasif, de donner des conseils non-sollicités, voire d’être de mauvais conseils, et la difficulté à faire face à la vulnérabilité des autres ou à en faire preuve soi-même… La phrase « Dis-moi si tu as besoin de quoi que ce soit », ou ses équivalents « N’hésite pas si tu as besoin de moi » et « Je suis là si besoin », paraissent être le bon compromis pour montrer à notre ami qu’il peut nous demander de l’aide. Mais est-ce bien une réelle aide que nous lui apportons à travers ces mots ?

« Lorsque vous dites à un ami de vous faire savoir s’il a besoin de quelque chose, il ne le fera probablement pas », prévient la psychologue Marisa G. Franco à CNBC by MakeIt. La première raison est qu’il ne sera pas sûr que vous le pensiez vraiment. Elle fait office de phrase réconfortante qui peut donner l’impression à l’ami d’être là sans pour autant s’investir émotionnellement. Et même si l’ami en question sait qu’il peut compter sur vous et que vous êtes ami de qualité, cette phrase « fait peser sur la personne, qui traverse déjà une période difficile, le fardeau d’identifier ses besoins et la vulnérabilité liée au fait de demander de l’aide », estime la psychologue.

Trouver les bons mots

Plutôt que d’ouvrir la porte à une aide ultérieure, Marisa G. Franco invite à proposer plusieurs alternatives pour apporter une aide concrète. Proposez-lui de faire ses courses, de l’aider pour son ménage, sa lessive, de garder ses enfants. Une étude publiée dans la revue Omega en 2022 avait démontré que dans le cas d’un deuil, l’aide la plus utile était celle liée aux tâches quotidiennes. Au-delà de cet accompagnement, proposez de vous appeler, de vous voir pour parler de ses problèmes ou non, de faire une activité pour lui changer les idées.

« Il n’est pas nécessaire d’être psychologue ou psychiatre pour venir en aide à une personne en difficulté », rappelle Gene Hodgins, psychologue clinicien, pour l’université Charles Sturt. Proposez-leur de vous revoir, pour leur montrer que vous vous intéressez à eux et que vous tenez à savoir comment ils vont, conseille-t-il. « Un soutien social régulier peut constituer un véritable rempart contre l’anxiété et la dépression. Et les gens peuvent se sentir plus en sécurité en sachant que quelqu’un est là pour eux au quotidien », indique le psychologue. De façon générale, l’écoute, la compassion et la régularité seront vos meilleurs alliés pour montrer à votre ami que vous êtes véritablement là pour lui.

 

 

ChMaille

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