À l’approche du week-end, que ce soit dans le cercle professionnel, familial ou amical, une question revient souvent : “Tu fais quoi ce week-end ?“.
Alors que cette question banale peut être un moyen de créer du lien, de s’intéresser à l’autre et de construire une connexion sur le plan relationnel, pour certains individus, ce type de formulation est plus difficile à vivre que pour d’autres.
En effet, ils peuvent y voir une forme de pression extérieure sur le fait de devoir à tout prix faire quelque chose de leur week-end.
Quand le temps libre devient une source de pression
Comme le rapporte une étude publiée en 2025, c’est en partie le besoin d’autonomie qui peut expliquer ce sentiment : “Ces résultats suggèrent que si les besoins psychologiques fondamentaux sont essentiels pour profiter pleinement des loisirs, l’efficacité de la planification des loisirs dépend des différences individuelles dans la satisfaction de ces besoins”. Concrètement : le besoin de planifier dépend des envies et préférences de chacun.
Selon la psychologie, le temps libre peut également devenir source de culpabilité et de pression. Certaines personnes ont tellement intégré l’idée qu’il faut être actif et productif en week-end que le vide peut presque leur sembler suspect ou dérangeant. Cela porte également un nom : le FOMO, comprenez “Fear of missing out”, en français, “la peur de manquer quelque chose “. D’après les recherches publiées en 2013, la peur de manquer quelque chose était associée à une diminution de la satisfaction des besoins, de l’humeur et de la satisfaction de vie. Et ce n’est pas tout : elle était également liée à des niveaux plus élevés d’engagement sur les réseaux sociaux. Ainsi, dans le cadre de la question : “Que fais-tu ce week-end ?”, une personne peut se demander, si elle n’a encore rien prévu : “Et si les autres faisaient quelque chose de génial sans moi ?”.
Le JOMO : ce concept qui nous apprend à apprécier ne rien faire
Il existe toutefois le contre-pied de ce concept : le JOMO, comprenez en français “Joy of missing out”, autrement dit “la joie de manquer quelque chose”. Ici, c’est donc le sentiment inverse qui s’invite : on prend du plaisir à vivre l’instant présent et à n’avoir absolument aucun plan de prévu pour le week-end à venir. D’après une étude publiée en 2023, le concept du JOMO pourrait englober la capacité à atteindre un état d’estime de soi positive chez certains.
En conclusion, ne rien avoir prévu peut être un choix. La prochaine fois que quelqu’un vous posera cette question, inutile de vous mettre la pression : ne rien avoir planifié n’est pas signe d’ennui ou de solitude. Alors, plutôt FOMO ou JOMO ?

















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