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Les personnes qui ont du mal à dire “non” aux autres ont souffert de ce manque particulier durant l’enfance, selon les psys

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Trois petits mots, dix caractères seulement, et pourtant…

Pour un enfant, entendre “Je t’aime” n’est pas un détail tendre, c’est un repère. Quand ces mots manquent, le silence peut devenir un fil rouge qui traverse l’adolescence puis l’âge adulte, parfois sans que l’on relie les points. Ne pas avoir entendu “Je t’aime” enfant ne touche pas seulement l’estime de soi.

Ces adultes peuvent aussi “avoir des difficultés permanentes” avec un point précis : leurs limites personnelles, c’est-à-dire la capacité à dire non, à se protéger et à se sentir digne de respect. Un mécanisme discret, mais central.

Pourquoi ne pas avoir entendu “Je t’aime” enfant laisse des traces

Le rôle de ces mots commence très tôt. “Dire “Je t’aime” aide les enfants à se sentir en sécurité et valorisés, explique à Parade Dakari Quimby, psychologue clinicienne. Cela contribue à créer un style d’attachement sécure qui servira de modèle pour leurs relations futures. Cela renforce leur confiance en eux et leur résilience. Quand les enfants savent qu’ils sont aimés inconditionnellement, ils sont mieux armés pour relever les défis et construire des relations positives.”

À l’inverse, beaucoup d’enfants qui entendent rarement ces mots se comparent aux autres. “Les enfants comprennent souvent que les autres autour d’eux entendent qu’ils sont aimés et peuvent rester à se demander : ‘Pourquoi je ne suis pas aimé ? Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Je dois être le problème'”, explique Gayle MacBride, psychologue. Ce questionnement peut nourrir une estime de soi fragile et un style d’attachement insécure, anxieux ou évitant.

La difficulté permanente à poser des limites

Pour plusieurs experts, la conséquence la plus tenace est la difficulté à dire non. “Si quelqu’un ne croit pas qu’il est intrinsèquement digne d’amour parce qu’il ne l’a pas entendu enfant, il peut éprouver des difficultés permanentes à poser des limites saines”, explique Brittany McGeehan, psychologue agréée. “Il peut se surengager parce qu’il croit devoir faire tout ce qu’on lui demande pour être aimable.” Ces personnes acceptent trop de demandes, se suradaptent, puis finissent parfois par annuler au dernier moment, épuisées.

Ce manque de limites se combine souvent avec d’autres traits relevés par les psychologues : people-pleasing (vouloir plaire à tout prix), difficulté à dire ce que l’on ressent vraiment, peur intense du conflit.

Les psychologues cités par Parade décrivent aussi, chez les adultes n’ayant pas entendu “Je t’aime”, des schémas récurrents comme la peur du rejet et de l’abandon, une difficulté à faire confiance, ou encore une tendance à s’accrocher à des relations peu satisfaisantes plutôt que de risquer la solitude :

  • Faible estime de soi et besoin constant de validation.
  • Perfectionnisme pour “mériter” l’amour.
  • Manque d’identité propre, impression d’être un caméléon.
  • Difficultés de régulation émotionnelle, colères ou blocages.
  • Retrait émotionnel, isolement, peur de la vulnérabilité.
  • Symptômes d’anxiété et de dépression liés à un sentiment de n’avoir jamais été “assez”.

 

 

ChMaille

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