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Après 50 ans, les couples qui préservent des activités séparées peuvent y trouver un bénéfice inattendu

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Le samedi matin, vous partez retrouver vos amis pour une randonnée pendant que votre partenaire préfère rester à la maison avec un livre.

Le dimanche, l’un passe plusieurs heures à jardiner tandis que l’autre profite d’un cours de yoga ou d’une sortie au musée. Après des années de vie commune, ces habitudes peuvent sembler parfaitement naturelles. Pourtant, nous avons longtemps associé le bonheur conjugal au fait de partager un maximum de choses.

Les mêmes loisirs, les mêmes amis, les mêmes envies et, si possible, les mêmes projets. Mais à mesure que les années passent, les besoins évoluent. Après 50 ans, lorsque les enfants deviennent plus autonomes ou que le rythme professionnel change, les partenaires peuvent ressentir l’envie de retrouver du temps pour eux.

Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, cultiver ses propres centres d’intérêt ne signifie pas nécessairement s’éloigner de son partenaire. Dans un article publié dans Psychology Today, le psychologue Mark Travers explique même que préserver son individualité pourrait contribuer à renforcer la relation amoureuse.

Garder ses propres activités permet aussi de préserver son identité

Lorsqu’on partage sa vie avec quelqu’un depuis plusieurs décennies, il arrive que les habitudes individuelles passent progressivement au second plan. On organise ses week-ends ensemble, on choisit des activités communes et l’on finit parfois par abandonner certains loisirs qui ne plaisent pas à l’autre. Pourtant, continuer à faire des choses pour soi permet de conserver une identité qui ne se résume pas à celle du couple. Dans Psychology Today, Mark Travers rappelle que faire dépendre entièrement son estime personnelle de sa relation amoureuse peut fragiliser le bien-être individuel. Avoir ses propres passions, ses amis et ses projets permet au contraire de trouver des sources de satisfaction en dehors de la vie conjugale.

Le psychologue évoque notamment le concept de “parallel play“, ou jeu parallèle. À l’origine, cette expression décrit des enfants qui jouent côte à côte, chacun absorbé dans son activité. Chez les adultes, elle désigne ces moments où deux partenaires partagent le même espace sans nécessairement faire la même chose. L’un lit sur le canapé pendant que l’autre travaille ou écoute de la musique. Ils ne discutent pas constamment, mais apprécient simplement la présence de l’autre. Selon Mark Travers, cette manière d’être ensemble sans tout partager peut réduire la pression de devoir rester constamment disponible. Elle permet de préserver une forme d’autonomie tout en maintenant un sentiment de proximité.

Passer du temps séparément peut renforcer le plaisir de se retrouver

Cette indépendance présente un autre avantage. Elle permet de revenir vers son partenaire avec de nouvelles expériences à raconter. Après une journée passée chacun de son côté, les conversations ne tournent plus uniquement autour des courses, des tâches ménagères ou de l’organisation de la semaine. On partage une découverte, une rencontre ou une anecdote. Le temps personnel peut alors contribuer à rendre la relation moins stressante et à préserver sa fraîcheur. Il offre à chacun la possibilité de se détendre, de poursuivre ses intérêts et de conserver une certaine maîtrise de son quotidien.

Mais tout dépend de l’équilibre trouvé entre les partenaires. Passer du temps séparément n’apporte pas les mêmes bénéfices lorsque l’un apprécie cette liberté tandis que l’autre souffre du manque de moments partagés. L’essentiel n’est pas le nombre d’heures passées ensemble, mais la satisfaction de chacun face à cette organisation. Il reste donc important d’en discuter et de préserver des activités communes qui plaisent réellement aux deux personnes. Après 50 ans, l’enjeu n’est peut-être plus de multiplier les expériences communes, mais de trouver une manière d’être à deux qui laisse suffisamment de place à chacun. Car après une journée passée séparément, le plaisir de se raconter ce que l’on a vécu peut aussi devenir un joli rendez-vous amoureux.

 

 

ChMaille

À 59 ans, Claire pensait avoir retrouvé son équilibre mais sa mère vieillit et sa retraite l’inquiète : “Comment ne pas avoir l’impression de devoir tout porter ?”

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